De l'éco-conception aux bâtiments durables
Le bâtiment participe à la qualité de vie en milieu urbain de même que l’environnement bâti consomme une masse importante de ressources naturelles telle que l’énergie par exemple.
- L’éco-conception et la qualité environnementale
Rappel des définitions :
L’éco-conception est l’intégration des préoccupations environnementales dans la conception des produits :
- approche multicritères : énergie, eau, sol, air, bruit, déchets…
- approche multi étapes : cycle de vie du produit.
L’objectif de l’éco-conception est de minimiser les impacts environ-nementaux négatifs tout au long du cycle de vie tout en maintenant la qualité d’usage du produit, voire en l’améliorant.
Il s’agit par conséquent d’une approche purement environnementale qui doit s’intégrer aux autres dimensions (économique et sociale) d’un projet.
Les outils de l’éco-conception sont principalement les méthodes d’analyse du cycle de vie (ou ACV).
L’éco-conception demeure cependant une approche uniquement environ-nementale tout comme la démarche HQE en France et deplus concernant plus particulièrement les bâtiments neufs.
- Vers des bâtiments durables
Les bâtiments existants peuvent aussi être considérés comme des "ressources ou matières premières secondaires", particulièrement en cas de vacance ou d’abandon de ces bâtiments. L’environnement bâti est donc très important dans une approche de développement durable.
Enfin, rappelons que plusieurs priorités de la Stratégie nationale de développement durable fixées en mars 2005 concernent le logement ou les bâtiments : renforcement de la lutte contre le changement climatique, développement des économies d’énergie dans l’habitat neuf et ancien, lutte contre le saturnisme…
L’amélioration de la qualité du bâti doit se faire en étroite relation avec les besoins exprimés par les différents acteurs concernés et notamment l’amélioration du confort et la réduction des coûts d’usage et de maintenance des bâtiments, résidentiels ou non (économie d’énergie, réduction des consommations d’eau, optimisation de la gestion des matières premières, etc.).
Pour ce faire, trois actions nous semblent particulièrement importantes :
- Fixer des objectifs nationaux en terme de performances
- Sensibiliser les acteurs concernés : élus et maîtres d’ouvrage ainsi que maîtres d’œuvre mais également les services de l’Etat
-
Renforcer le rôle exemplaire de l’Etat
De manière générale, chaque maître d’ouvrage devrait apporter la preuve que son projet va atteindre les objectifs fixés pour :
- obtenir le permis de construire ou de démolir,
- obtenir une subvention ou des fonds publics,
- obtenir un taux bancaire privilégié.
Par ailleurs une approche en coût global partagé permettrait d’intégrer une dimension prospective et de mesurer les impacts du projet pour les différentes catégories d’acteurs concernés (Etat, bailleurs, résidents, collectivité locale et société en général) et justifier ainsi de l’attribution de fonds publics.
Enfin une évaluation ex post obligatoire, un ou deux ans après la mise en œuvre, permettrait de valider les choix effectués et favoriserait la reproductibilité des bons choix (tout en justifiant l’utilisation des fonds publics).
